Chartres : radon, argiles et séisme au prisme de 14 172 diagnostics
Au 29 septembre 2026, l’analyse locale s’appuie sur 14 172 diagnostics enregistrés et sur l’extraction ADEME du 28 septembre. Le potentiel radon de niveau 1 et la zone sismique 1 figurent parmi les repères disponibles, sans mesure fournie sur les argiles.

14 172 diagnostics enregistrés constituent la base de cette analyse du parc immobilier diagnostiqué à Chartres, datée du 29 septembre 2026. La dernière extraction ADEME utilisée remonte au 28 septembre. L’actualité tient à cette mise à jour des données locales, examinée ici à travers les risques naturels et sanitaires : potentiel radon, sismicité, mouvements de terrain et question des argiles. Ces informations ne décrivent toutefois pas toutes la même réalité. Les diagnostics renseignent le corpus enregistré, tandis que les repères Géorisques recensent des risques locaux. Leur rapprochement apporte un contexte, mais ne démontre ni exposition individuelle ni relation entre risque et performance énergétique.
Radon 1 et séisme 1 : deux repères pour lire Chartres
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Chartres |
|---|---|
| A | 39 |
| B | 353 |
| C | 5 365 |
| D | 5 523 |
| E | 1 983 |
| F | 658 |
| G | 251 |
Les données fournies situent Chartres en zone sismique 1, qualifiée de « TRES FAIBLE », et indiquent un potentiel radon de niveau 1. Ce sont les deux repères chiffrés disponibles pour ces risques. Ils ne constituent pas des résultats de mesure dans les logements associés aux diagnostics énergétiques. Rien dans le corpus transmis ne permet de ventiler les étiquettes A à G selon une mesure de radon ou une situation sismique propre à chaque bâtiment. La lecture locale doit donc garder deux niveaux distincts : le contexte communal connu et les caractéristiques énergétiques enregistrées. Une étiquette ne peut pas être présentée comme une preuve d’exposition.
- Radon : le potentiel fourni est de niveau 1 ; aucune mesure par logement n’accompagne les faits disponibles.
- Sismicité : Chartres relève de la zone 1, « TRES FAIBLE » ; aucun résultat propre à un bâtiment n’est fourni.
- Diagnostics : les 14 172 enregistrements ne correspondent pas nécessairement à 14 172 logements uniques.
Argiles et mouvements de terrain : une limite documentaire nette
La question des argiles demande une précaution particulière. Parmi les familles de risques recensées par Géorisques figure le mouvement de terrain, mais les faits fournis ne comportent aucun niveau d’exposition aux argiles, aucune répartition par secteur et aucun décompte de diagnostics concernés. Il serait donc injustifié de transformer cette mention générale en constat local précis sur les argiles. L’absence de cette information dans les éléments transmis ne prouve pas davantage une absence de risque. Pour cette photographie du 29 septembre, la seule conclusion possible est documentaire : le croisement demandé ne peut pas être chiffré sur ce sujet avec les données disponibles.
Cette limite change concrètement la manière de commenter l’ancienneté et les étiquettes énergétiques du bâti diagnostiqué. Aucun des chiffres disponibles ne permet d’affirmer que les diagnostics E, F ou G correspondent plus souvent à des bâtiments concernés par les argiles. Il n’est pas non plus possible d’attribuer une situation particulière aux constructions d’une période donnée. Le rapprochement entre risques et diagnostics reste ici une mise en regard de sources, non un croisement statistique à l’adresse. Même la présence simultanée d’un bâti ancien et d’une famille de risques dans les données communales ne suffirait pas à établir une corrélation, encore moins une causalité.
Inondation et affaissement minier : des risques recensés, non quantifiés
Le cadre local ne se résume pas au radon et à la sismicité. Géorisques recense également les familles Inondation, Mouvement de terrain, Transport de marchandises dangereuses et Affaissement minier. Cette liste décrit les catégories présentes dans les informations fournies sur Chartres. Elle ne livre ni fréquence, ni intensité, ni périmètre détaillé pour chacune. La mention d’une famille ne permet donc pas de compter les logements exposés, de qualifier un bâtiment ou d’établir un ordre de gravité entre les risques. Elle ne signale pas non plus, à elle seule, un événement survenu à la date de publication de cette analyse locale.
Pour le lecteur, la conséquence est de ne pas demander au bilan énergétique une réponse qu’il ne contient pas. Les 909 diagnostics classés F ou G renseignent une répartition d’étiquettes, pas un nombre de biens concernés par l’inondation ou l’affaissement minier. À l’inverse, une étiquette A ou B ne peut pas être interprétée, à partir de ces données, comme un constat relatif aux risques recensés. L’analyse juxtapose donc des dimensions différentes du parc diagnostiqué sans les confondre. Aucun taux de cumul entre risque naturel, risque sanitaire et classe énergétique n’est calculable avec les seuls agrégats disponibles pour cette mise à jour.
- Familles Géorisques recensées : Inondation et Mouvement de terrain.
- Autres familles recensées : Transport de marchandises dangereuses et Affaissement minier.
- Limite commune : aucun effectif de diagnostics ou de logements uniques exposés à chacune de ces familles n’est fourni.
56,1 % avant 1975 : l’ancienneté ne mesure pas l’exposition
L’ancienneté constitue un autre axe de lecture, à condition de respecter le périmètre annoncé. La période dominante est 1948-1974, avec 38,1 % du corpus géolocalisé. Les repères fournis indiquent aussi 18,0 % de bâti antérieur à 1949, 56,1 % antérieur à 1975 et 80,7 % pour les périodes antérieures à 2001. Ils éclairent la composition historique de l’ensemble analysé, sans livrer une mesure d’exposition aux risques. La place des constructions anciennes ne permet pas d’estimer combien de bâtiments seraient concernés par le radon, les argiles ou une autre famille recensée, ni de caractériser leur situation individuelle dans cette photographie locale.
Ces catégories temporelles demandent également de ne pas additionner des parts qui se recouvrent. Les périodes antérieures à 1949, à 1975 et à 2001 ne forment pas trois ensembles indépendants. De même, la tranche 1948-1974 ne doit pas être traitée comme le complément exact de la catégorie antérieure à 1949. Les chiffres sont à conserver dans leur définition d’origine. Surtout, la référence explicite au corpus géolocalisé pour la période dominante ne justifie pas de convertir automatiquement les 38,1 % en un effectif sur les 14 172 diagnostics. Le nombre de logements uniques correspondant à ces périodes n’est pas fourni non plus.
De Madeleine Briand à Chanzy Petite Venise, que disent les secteurs ?
Cinq quartiers ou secteurs IRIS sont cités dans l’analyse locale : Hôtel de Ville Saint-Pierre, Hôtel-Dieu Grand faubourg, Saint-Jean Rechèvres Bourgneuf, Madeleine Briand et Chanzy Petite Venise. Leur présence précise le cadre territorial examiné, mais les faits transmis ne donnent pas leurs résultats détaillés. Aucun effectif de diagnostics, aucune répartition énergétique et aucun indicateur de risque propre à chacun ne sont disponibles ici. Ces noms ne peuvent donc pas servir à dresser une hiérarchie de secteurs plus exposés ou moins performants. Leur mention situe l’analyse ; elle n’autorise pas à distribuer les caractéristiques communales entre les différentes parties de Chartres.
Cette distinction est particulièrement importante pour l’angle des risques. Rien ne permet d’associer l’inondation à l’un de ces secteurs, les argiles à un autre ou une concentration de diagnostics F et G à un troisième. Les niveaux communaux de radon et de sismicité ne remplacent pas des résultats détaillés à cette échelle. Pour les mêmes raisons, les 38,1 % associés à la période 1948-1974 ne décrivent pas nécessairement chaque secteur dans les mêmes proportions. La lecture territoriale s’arrête donc à la liste des périmètres analysés. Toute comparaison plus fine ajouterait une information absente de l’extraction résumée et des faits autorisés.
909 diagnostics F et G : un indicateur énergétique, pas sanitaire
La répartition énergétique apporte des volumes précis là où le volet risques reste principalement descriptif. Le corpus compte 39 diagnostics A, soit 0,3 %, et 353 B, soit 2,5 %. Les classes C et D représentent respectivement 5 365 enregistrements, soit 37,9 %, et 5 523, soit 39,0 %. Viennent ensuite 1 983 E, soit 14,0 %, 658 F, soit 4,6 %, et 251 G, soit 1,8 %. Les F et G réunis totalisent 909 diagnostics, soit 6,4 %. Ces nombres décrivent les enregistrements de la base locale, pas des logements uniques, et encore moins des logements dont une exposition sanitaire aurait été mesurée.
D’autres repères complètent le profil énergétique sans résoudre le manque de données croisées sur les risques. La part des maisons individuelles est de 14,8 % et la surface médiane de 61 m². La consommation médiane atteint 187 kWh/m²/an ; le coût énergétique annuel médian estimé est de 1 006 €. Le chauffage principal ressortant de l’extraction est le gaz naturel, avec 6 266 diagnostics. Ces indicateurs ne permettent pas de reconstituer le portrait d’un même logement cumulant toutes ces caractéristiques. Ils ne donnent pas davantage la consommation ou le coût des seuls biens concernés par une famille de risques. Le montant médian estimé n’est pas une facture promise. Côté marché, vous pouvez aussi consulter les prix de l’immobilier à Chartres calculés à partir des transactions réelles de la commune.
14 172 enregistrements : comment délimiter la portée du bilan
La méthode repose sur une lecture conjointe, mais séparée dans ses conclusions, de l’extraction ADEME du 28 septembre 2026 et des informations locales Géorisques fournies. Le périmètre est Chartres, dans l’Eure-et-Loir, département 28, code INSEE 28085. La population communale de référence du jeu local est de 38 324 habitants. Ce nombre d’habitants ne constitue pas un dénominateur permettant de mesurer la couverture du parc de logements par les diagnostics. La base contient des actes enregistrés, et un même logement peut y apparaître plusieurs fois. Sans décompte dédoublonné ni total de logements fourni, aucun taux de couverture du parc communal ne peut être établi.
La date de cette photographie appelle une autre réserve : disposer d’une dernière extraction ne suffit pas à mesurer une évolution. Aucun état antérieur comparable n’est fourni pour établir une hausse des diagnostics, une amélioration des étiquettes ou une modification de l’exposition aux risques. Le 29 septembre 2026 est donc la date de l’analyse, appuyée sur l’extraction de la veille, et non celle d’un événement municipal annoncé. Les pourcentages énergétiques sont repris tels qu’ils sont fournis, avec leurs arrondis. Enfin, faute de données reliant chaque diagnostic à un indicateur de risque individuel, aucune association statistique entre ces deux dimensions n’est démontrée.
- Unité de compte : le diagnostic enregistré ; les logements uniques ne sont pas dénombrés.
- Temporalité : extraction du 28 septembre et analyse datée du 29 septembre 2026, sans série comparative fournie.
- Croisement possible : mise en contexte des étiquettes par les repères locaux de risques, sans mesure commune à l’échelle du bâtiment.
- Résultats exclus : taux de couverture du parc, évolution, classement des secteurs et nombre de logements exposés.
2025, 2028, 2034 : des échéances distinctes des risques locaux
Les conséquences réglementaires fournies concernent les étiquettes énergétiques, sans être présentées comme dépendantes du potentiel radon ou de la zone sismique. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Dans la base locale, cela renvoie à 251 diagnostics G, 658 F et 1 983 E. Ces effectifs ne mesurent toutefois pas le nombre de locations concernées : les enregistrements peuvent se répéter et les faits ne précisent pas la situation locative de chaque bien.
À la vente, l’audit énergétique réglementaire concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec inclusion de la classe E depuis le 1er janvier 2025. La part locale de maisons individuelles ne permet pas, faute de ventilation croisée, de compter les biens concernés. Ces règles constituent une conséquence documentée des étiquettes, tandis que les données de risques apportent un contexte distinct. La photographie chartraine fait ainsi apparaître des volumes énergétiques connus, des repères communaux sur le radon et la sismicité, et des limites nettes sur les argiles et l’exposition individuelle. Elle ne constitue pas un bilan complet pour chaque logement.
Questions fréquentes
Le potentiel radon 1 renseigne-t-il chaque logement de Chartres ?
Le niveau 1 est le potentiel radon fourni pour la commune. Les faits disponibles ne contiennent aucune mesure par logement et ne permettent pas de relier ce potentiel à une étiquette énergétique individuelle.
Peut-on identifier les secteurs de Chartres exposés aux argiles ?
Non, pas à partir des faits fournis. Géorisques recense la famille Mouvement de terrain, mais aucun indicateur spécifique aux argiles ni aucune ventilation de cette exposition entre les secteurs analysés n’est disponible.
Les 909 diagnostics F et G correspondent-ils à 909 logements ?
Pas nécessairement : un même logement peut apparaître plusieurs fois dans la base. Les 909 enregistrements F et G représentent 6,4 % des diagnostics locaux, sans décompte fourni des logements uniques correspondants.